Gerald Gardner était-il polyglotte ?

par Philip Heselton

version française Tof

 



 

Gerald Gardner n'est pas allé à l’école et a appris à lire tout seul.

C'est un fait important parce que ce qu'il a pu faire pour la langue anglaise il savait qu'il pouvait le faire pour d'autres langues.

Nous savons qu'il parlait portugais, puisqu’il en parle dans une lettre à Cecil Williamson.

Il a fait des recherches sur les folklores gallois et Basque au British

Museum en 1927 lors d’un de ses séjours en Angleterre. Par contre on ne sait pas s’il parlait ces langues. Je pense que c’est peu probable et que les textes dont il se servait étaient vraisemblablement en langue anglaise.

Il semble avoir été le genre de personne qui au bout d’un moment pouvait parler la langue des autochtones, comme il l’a fait lors de ses séjours en  Malaisie et à Bornéo, où il parlait directement aux indigènes ce qui lui permettait de mieux comprendre leur vie et leurs pratiques magiques.

Après son retour en Angleterre en 1936 il a pris l’habitude « d’hiverner » à l'étranger et ce jusqu'à sa mort en 1964, à part durant les années de guerre. Il est ainsi allé à Chypre, en Italie, à Gibraltar, en Afrique Occidentale, aux Etats-Unis au Liban et probablement dans d’autres pays encore. Il y restait habituellement pendant environ trois mois. Il y apprenait probablement des rudiments des langues locales mais je ne peux pas dire s’il les parlait couramment.

Tous ceux qui connaissaient Gerald Gardner ont dit combien il parlait beaucoup, je pense qu'il devait avoir l’envie d’apprendre les langues locales de manière à pouvoir continuer à parler aux gens.

Parlait-t-il gaélique ? Il se considérait comme Ecossais. Au moins une fois lors d’une interview il a laissé croire à son interlocuteur qu'il était né en Ecosse. Il était incontestablement fier de son ascendance écossaise et était un membre de la Royal Stuart Society. Ainsi il est fort possible qu’il ait appris le gaélique mais je ne pense pas qu'il se soit rendu dans les régions d’Ecosse où l’on parle le gaélique, il n’a donc pas pu beaucoup pratiquer.

Durant son séjour sur l'Ile de Man il a dû lire des documents en Manxois et il est possible qu’il les comprenait, mais à cette époque plus personne ne parlait cette langue même si on constate aujourd’hui un renouveau de cette langue.

 

 

 

 

 

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